Une course de la bière ?
A l’instar du fameux Marathon des châteaux du Médoc à Bordeaux où les nombreuses dégustations de vins servent de check-point, plusieurs courses de bière voient le jour sur l’Hexagone. Qu’elles soient officielles ou privées, le but est de parcourir une certaine distance (42,195 km pour les plus grandes) tout en buvant de la bière sur les différents points de ravitaillement.
Comme ici nous voulons prendre soin de vous et de vos performances (sportives ou bituriques), nous vous avons préparé une liste de 14 conseils pour courir une course de la bière !
Entraînez-vous.
Comme pour tout marathon (ou qu’importe la distance selon la formule que vous choisissez) vous avez besoin d’entrainer votre corps. Et ce n’est pas en restant assis au bar toute la semaine à vous envoyer des NEIPA chargées comme un scooter vietnamien ou des Imperial Stout plus concentrées en pétrole que votre essence, que votre corps sera prêt.
Donc bougez-moi ces fesses et allez courir trois fois par semaine. Pas besoin de taper un record, vous n’avez besoin que d’être capable de courir 10 km sans effort pour réaliser un marathon de la bière.
Échauffez-vous.
L’échauffement du corps, c’est comme le respect du temps de chauffe pour votre moto. On ne part pas à froid et directement à notre Vmax. Faites bouger chacune de vos articulations avant de partir. Cela permettra à votre corps de commencer une lubrification desdites articulations et de ne pas couiner sur les premiers kilomètres.
De même, vous allez boire de la bière et transpirer comme une soupière (surtout si vous êtes déguisé). Donc buvez de l’eau avant de partir, ça fait partie de la mise en condition.

Respectez un plan de course
Alors ok, vous n’êtes pas inscrit au Marathon de New York et le chrono ne vous intéresse pas. Vous, tout ce que vous voulez, c’est boire de la bière et terminer la course. Mais 42 km, ça reste 42 000 mètres. Donc si vous voulez passer la ligne d’arrivée avant le temps imparti (et oui, ils ne vont pas vous attendre trois jours, il n’y aura plus personne au bout d’un moment) vous feriez mieux de penser stratégie avant le départ.
Notez le nombre de ravito’s. Les distances entre chacun. Sachez à quelle vitesse courir. Combien de temps vous arrêter au maximum. Et respectez votre plan. Si vous avez une montre de running, c’est un plus.
Créez une stratégie d’alimentation
De même qu’une stratégie de course, prévoyez une stratégie d’alimentation. Le corps a besoin de carburant, et la bière, ce n’est pas un bon carburant.
Sur votre parcours, il y aura des points de ravitaillement pour boire, mais aussi manger. En général c’est même plutôt bon, des produits du terroir. Donc repérez les points qui vous intéressent mais évitez de ne vous arrêter qu’une fois. En fait, évitez de faire un repas complet à un seul endroit, mieux vaut manger 5 fois de mini-portions qu’une seule grosse. Votre estomac brinquebalé dans tous les sens et rempli de bière vous remerciera.
Gérez votre énergie
Ne vous inquiétez pas, il y aura de la bière pour tout le monde. Pas besoin de partir le pied au plancher pour arriver premier aux ravitaillements, vous vous épuiserez inutilement. Et puis, une course de la bière est un moment festif, à partager avec les autres coureurs.
Mieux vaut courir à un rythme plus lent que d’ordinaire pour tenir la distance (surtout si vous n’avez jamais couru de marathon) et profiter de la musique, de la nourriture et pour trinquer un coup.
Reposez-vous à chaque occasion, mais ne refroidissez pas !

Soyez prêt mentalement et physiquement
Vous allez courir, préparez-vous. On l’a déjà dit, mais pour le jour J, il faudra être prêt. Ne faites pas de sport deux à trois jours avant, laissez votre corps récupérer et être reposé pour être à 100 % de ses capacités sur la ligne de départ. Si vous arrivez mou comme une courgette restée trop longtemps à attendre son tour, fatigué et mentalement vide, ça va être compliqué !
Préparez-vous psychologiquement aussi, vous savez ce que ça représente 42 kilomètres ? Gardez votre objectif en tête tout le long de la course (non, pas boire le maximum de bière).
Ne perdez pas de vue votre objectif
Oui je sais, c’est tout droit. Mais si vous vous arretez à chaque point de ravitaillement, et qu’en plus vous trouvez la bière plutôt bonne, avec la musique et l’ambiance générale, pour peu que vous sympathisiez avec un autre groupe de coureurs.. vous risquez de rester un moment sur place. Mais le chrono, lui, continu de courir. Et comme nous le disions plus haut, il y a un temps limite pour franchir la ligne d’arrivée.
Donc on se motive, on vide son verre et on repart !
Profitez des temps de repos
Surtout si vous n’êtes pas un grand coureur de base. Profitez de chaque arrêt au stand pour reprendre votre souffle, mais ne vous arretez pas d’un coup. Comme pour le départ, on respecte un temps transitoire pour faire comprendre au corps qu’il va devoir faire ralentir le rythme cardiaque. Marchez un peu, gonflez les poumons, respirez et reprenez votre souffle avant de repartir.
Profitez-en aussi pour uriner, sauf si vous n’assumez pas votre fatigue entre deux ravitaillements et que vous êtes “forcé” de vous arreter pour une envie pressante.
Goutez à tout, mais pas trop
On l’a déjà évoqué dans le point 4 mais il faut bien que ça rentre : ne mangez ni ne buvez pas trop. Tout vous semblera appétissant et l’on vous conseille bien évidemment de goûter à chaque bière, surtout si elles viennent de producteurs locaux dont vous n’avez jamais entendu parler.
Pour autant, votre corps sera en plein effort et lui rajouter une digestion lourde risque de lui être fatal. La sieste risque de s’imposer. En revanche, reprendre des forces, notamment via des glucides faciles à digérer, est idéal pour tenir la distance.
Déguisez-vous et venez en équipe
Une course de la bière, c’est un évênement festif ! Venez à plusieurs, cela augmentera votre motivation durant la course. “Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin” comme dirait l’autre. Le but ici, c’est bien d’aller loin.
Les déguisements d’équipe, sur un même thème, sont aussi une façon d’amuser le public et vous-même, d’être dans un état d’esprit combatif et motivé. En plus, ils facilitent la conversation entre plusieurs groupes de coureurs, une fois réunis au bar ou sur la ligne d’arrivée.

Rafraichissez-vous
Habituellement, les courses sont organisées lorsqu’il fait beau.. et chaud. Vous serez en train de courir, vous transpirerez. Vous serez déguisé, vous transpirerez. Vous boirez de l’alcool en plein soleil, vous transpirerez. Vous pouvez d’ailleurs retrouver notre article sur les dangers de boire de l’alcool au soleil, un rappel ne fait jamais de mal.
Donc n’hésitez pas à vous verser un verre d’eau sur la tête ou à sauter dans la rivière durant la course, on abaisse la température corporelle et on repart de plus belle, jusqu’au prochain point d’eau.
Buvez de la bière, mais aussi de l’eau
De même qu’un rafraîchissement extérieur, rafraichissez l’intérieur de votre corps. La bière devrait être fraîche mais ne sufira pas à vous hydrater convenablement. Elle est diurétique et fait transpirer. Donc à chaque point de ravitaillement en bière, profitez-en pour boire un verre d’eau deux fois plus grand. Et à chaque point d’eau, buvez un coup, c’est gratuit.
Je sais, ça manque de malts et de houblons, mais votre corps avec l’effort physique et la dose d’alcool ingérée en aura vraiment besoin.
Connaissez vos limites
Ou plutôt, écoutez votre corps. Dans une course aussi longue c’est le mental qui prendra le relais au bout d’un moment, mais restez tout de même à l’écoute. Profitez des ravitaillements pour checker vos chaussures, vos genoux, vous poser les bonnes questions et repartir sereinement.
La douleur est une information qu’il faut prendre en considération. Il vaut mieux faire une pause un peu plus longue (sans trop refroidir, continuez à marcher par exemple) que de vous claquer un muscle car vous n’avez pas bu assez d’eau et avez préféré serrer les dents.
Et enfin : rotez, pétez, pissez
Sérieusement, rotez, pétez, pissez. Vous allez ingurgiter une quantité de bière, variable selon les courses, et la bière, c’est du gaz. Si vous remplissez votre estomac de gaz avec un cul-sec et repartez aussitôt, vous allez vite vous retrouver avec le ventre balloné et un arrêt technique imprévu.
Il faut donc évacuer ce gaz par les voies naturelles, et plus vous ferez de bruit, plus ce sera efficace. N’oubliez pas non plus d’uriner, la bière est diurétique, mais buvez de l’eau pour compenser la perte hydrique engendrée, on le rappel.
Conclusion
Une course de la bière, ça se prépare en amont et ça se vit avec les jambes, le foie, mais aussi la tête. On reste conscient de son état, on réfléchis à la stratégie et on écoute son corps.
N’oubliez pas de profiter de la soirée avec tous les autres coureurs une fois la course terminée, il devrait rester de la bière !
Deux marathons en france à venir si vous êtes motivé à participer au prochain :
https://www.mb2f.fr/ à Bergue (59)
https://lemarathondelabiere.com/participer/ à Montbrisson (42)

