Il arrive parfois que vous vous retrouviez face au tableau à bière de votre bar préféré, et que vous remarquiez disponible à la pression une “Session IPA” ou encore une “Session Pale Ale”. Ce n’est pas un style de bière, mais une variante. Et si vous ne savez pas ce qu’est une bière Session, nous vous invitons à lire ce cours article.
Qu’est-ce qu’une bière Session ?
Dans les rassemblements sociaux comme les festivals par exemple, la bière proposée en majorité est généralement une Pils, de la marque sponsor de l’événement. Si ce ne sont souvent pas les bières les plus recherchées en goût, elles ont l’indéniable avantage de bien rafraîchir le buveur. Et lorsqu’il fait chaud, et qu’on boit une dizaine de pintes sur la journée, il faut que la bière soit facile à boire et qu’elle ne soit pas trop chargée en alcool. Les Pils possèdent les caractéristiques idéales pour cela, dont nous traitons dans cet article.
Mais de temps en temps, dans d’autres contextes, on a plutôt envie de houblon à foison. On se tourne alors vers une bonne pinte d’Indian Pale Ale pour assouvir notre désir. Toutefois, une IPA ça tire en général à 6 – 7 % d’alcool. Une pinte peut donc, selon votre corpulence, vous empêcher légalement de prendre le volant.
C’est ici que les bières Session entrent en jeu ! Lorsqu’une bière est dite “session” c’est qu’elle est plus légère en alcool que sa version classique. On descend en général entre 3 et 5 % d’alcool. (En dessous des 3 % ABV et jusqu’à 1,2 %, on parle de bière “Micro”. En deçà des 1,2 % la bière est considérée sans alcool).
Outre l’avantage donné à limiter l’alcool dans le sang, ce sont des bières plus faciles à boire et moins caloriques. Si vous trouvez que les IPA sont trop fortes pour vous, essayez la version session. Si vous comptez vos calories, essayez la version session ou dirigez-vous vers une bière low carb ou carrément sans alcool !

D’où vient le terme bière Session ?
Il semblerait que l’origine du terme « session » remonte à la Première Guerre mondiale. Pendant cette période, le gouvernement britannique aurait accordé aux ouvrières travaillant dans la production de munitions et dans l’assemblage des armes, surnommées les « munitionnettes« , le droit de consommer de la bière sur leur lieu de travail.
Cette autorisation était limitée à deux périodes spécifiques de la journée. Elles étaient appelées « sessions » et se déroulaient de 11 heures à 15 heures et de 19 heures à 23 heures. Bien que cela puisse paraître étonnant aujourd’hui, cette pratique était réglementée par une loi qui est restée en vigueur jusqu’en 1988. Un peu comme un Happy Hour du 20ᵉ siècle. Bien sûr, ces “bières de session” étaient faiblement chargées en alcool pour que les ouvriers restent en état de travailler.
On pourrait classer ces bières au même titre que les bières de table, avec une forte buvabilité. Ce terme est désormais utilisé pour présenter une bière plus faible que d’ordinaire, mais également facile à boire et désaltérante.
Qu’est-ce qu’il faut retenir ?
Les bières “session” sont donc des bières classiques auxquelles on réduit le taux alcoométrique habituel. Le tout pour obtenir une bière moins alcoolisée et plus facile à boire. Assez répandues dans les pays chauds comme en Australie, elles permettent de conserver les spécificités et les arômes spéciaux des bières. Ce sont généralement les bières houblonnées (IPA et Pale Ale) qui voient une version session apparaitre, afin d’avoir une bière très aromatique, mais désaltérante.
Ce terme peut toutefois s’adapter à tout autre style. En revanche, il faut aussi rester cohérent. On ne va pas créer une version session des bières Tripel ou Imperial Stout. En effet, leur haut degré d’alcool fait partie intégrante de leur intérêt gustatif. Tout comme on ne va pas créer une “Session Berliner Weiss” alors que celles-ci sont déjà en dessous des 4 % d’alcool, et qu’à partir de 1,2 % une bière est considérée comme sans alcool en France.

